mercredi 30 novembre 2022

ZARBI

 

- C'est quoi, le blème avec cette lame ?
- Comment ?
- Tu mates ton surin et tu fais : zarbi, zarbi.
- Oim, j'ai dit zarbi, zarbi ? C'est trop chelou, j'hallucine ! Pourquoi j'aurais jacté ça-com ?
- Sur la vie d'ma mère, cousin, t'as dit zarbi, zarbi !

- Oim, j'ai dit zarbi ?... Comme c'est zarbi.


  (Philippe Normand,
Langue de keufs sauce piquante, Cherche midi, 2014)

Zarbi, ce mot familier, tout le monde en connaît le sens.

Bizarre.



 
Et bizarre, c'est l'anagramme de .....

 

 A l'année prochaine,...


 

mardi 29 novembre 2022

Yssigny

 Au fil des siècles et même du millénaire durant lesquels on trouve mention de cette paroisse, de cette commune, l'orthographe en a changé à de nombreuses reprises en commençant par du latin.

En voici un résumé établi par Jean-Pierre Semblat de l'association "Tertous Gadrus".


J'avais besoin d'un Y initial. J'en ai 2. Sans compter tous les Y finaux (ou finals).

Il existe encore d'autres appellations. La plus simple étant ESSINI trouvé sur une carte, la plus longue ESSIGNIACUS JUXTA CURCELLAS en 1010, ISIACENSIS PAROCHIA en 1155, ISINIACUS.

Dictionnaire historique du département de l'Aisne par Melleville en 1865

 

Jean-Pierre Semblat - Photo l'Union - Décembre 2019
 

Jean-Pierre Semblat, historien, conteur, grand défenseur de la langue picarde.

 



lundi 28 novembre 2022

Xpert

 Xpert ou plutôt Expert. 

Qui est l'expert ? Et expert en quoi ? 

Il s'agit d'un des sosas Brazier. : René

Depuis le 4 juillet 1914, René réside à Anizy-le-Château. Précédemment, il résidait à Pouilly-su-Serre depuis le 2 janvier 1914. Puis il est mobilisé le 1er août 1914.

Le 24 juillet 1919, René Brazier est mis en congé illimité de démobilisation et déclare se retirer à Anizy-le-Château.

Le 15 septembre 1919, il s'installe dans cette commune comme géomètre-expert et crée son cabinet en association avec Raoul Mahoudeaux (*). Il a alors 29 ans.

Un extrait de l'acte sous seing privé est publié dans le journal "Les Tablettes de l'Aisne" de Charles Westercamp.

gallica.bnf.fr

 


gallica.bnf.fr    

(*) Émile Léon Raoul Mahoudeaux est né le 29 mai 1889 à Hirson. Il se déclare employé géomètre sur sa fiche matricule.

Sources : 
archives.aisne.fr
  • 1R2_0202 - Brazier René Jean Georges 1910

  • 1R2_0540 - Mahoudeaux Emile Léon Raoul 1909

gallica.bnf.fr - Les Tablettes de l'Aisne
 



samedi 26 novembre 2022

WESTERCAMP

Charles ou Charles Émile Westercamp. Je trouve les deux occurences pour le prénom.

Petit tour sur Google et je tombe sur Charles ou Charles Émile Westercamp.

Bingo ! Pas tout à fait. J'ai un Laonnois et un Alsacien et surtout les dates ne correspondent pas. Le Laonnois est né en 1875 à Dijon et l'Alsacien est né en 1799 à Wissembourg dans le Bas-Rhin.

L'Alsacien (wikipédia)

Le Laonnois (le Grand Écho de l'Aisne)

En fait, l'Alsacien est le grand-père du Laonnois.

Le Laonnois, né à Dijon le 12 novembre 1875, arrive à Laon en 1904, crée le journal "Les Tablettes laonnoises" en 1907.

Le numéro 1 - Gallica

qui devient quelques années plus tard

Le dernier numéro en ligne sur Gallica


Plusieurs des entrefilets de presse que j'ai publiés lors de ce challenge 2022 sont extraits de ce journal.

Mais Charles Émile Westercamp était aussi historien du Laonnois et a publié en 1930 "Le Laonnois pittoresque".


J'y ai trouvé quelques infos et un dessin sur la rue Saint-Jean, rue dont je vous avais parlé à la lettre T.


 Cette rue Saint-Jean débaptisée pendant la Révolution pour prendre le nom de rue de la Fraternité.

Journaliste et historien du Laonnois. La 3ème facette de la vie de Charles Westercamp est moins glorieuse. Découvrez-la.

Le 17 juillet 1945, à Laon, il est condamné à mort par contumace pour collaboration avec l'ennemi par voie de presse.

Un second procès à lieu à Amiens le 26 février 1947 en sa présence. Il est alors condamné à 12 ans de réclusion criminelle, à l'indignité à vie et à la confiscation de ses biens.

Il meurt le 2 août 1950. Il n'y aura aucun écho de son décès dans la presse.

Sources : conférence "Charles Westercamp (1875-1950), historien de Laon et du Laonnois, journaliste et collaborateur."de Guy Marival du 22 mai 2014 à la Société historique de Haute-Picardie (sur youtube) ; wikipédia

 


 





vendredi 25 novembre 2022

Vous venez d'où ?

 Les petits-enfants du couple Bleuze-Mercier se sont retrouvés au début d'octobre 2022 pour une cousinade dans l'Aisne, près d'Anizy-le-Château.

 Là où ont vécu les grands-parents des années 1920 jusqu'à leur décès.

Bien sûr, lors de ces retrouvailles, il a été question de généalogie et de géographie.

Vous venez d'où ?

1822, 1922, 2022. 

Où habitaient vos sosas en 1822 ? Où habitaient-ils en 1922 ?

En 2022, où habitez-vous les cousines et cousins, où habitent vos enfants, vos petits-enfants ? On a pu "loger" 71 descendants.


 



Usine

 A Anizy-le-Château, comme à Pinon, il y  quelques dizaine d'années, quand on demandait à quelqu'un où il travaillait, il y avait de grandes chances qu'il vous réponde "à l'usine" ou "à Prémontré".

Prémontré, c'était l'hôpital psychiatrique. On dit maintenant EPSMD (établissement public de santé mentale départemental). Cet hôpital est installé dans l'ancienne abbaye des Prémontrés.


 

Un peu d'histoire : Situé dans l’Aisne, à une vingtaine de kilomètres de Laon, le siège de l’Établissement Public de Santé Mentale Départemental de l’Aisne sis à Prémontré est installé au sein d’une ancienne abbaye. Après avoir connu bien des transformations, ses majestueux bâtiments et son magnifique jardin ont vocation depuis 1867 à accueillir des patients atteints de troubles psychiatriques.

900 ans d'histoire

Une Abbaye

Au XIIe siècle, l’emplacement de PRÉMONTRÉ était un lieu désert et sauvage qui fut donné par l’Évêque de LAON, Barthélemy de Vir à Saint-Norbert de Xanten pour y fonder une communauté de religieux qui prirent le nom de Norbertins ou de Prémontrés.
La charte de fondation est de l’année 1120. La première église dont quelques vestiges existaient encore il y a peu d’années fut consacrée le 28 avril 1122 par l’Évêque BARTHÉLEMY DE LISIARD, Évêque de SOISSONS, en l’honneur de Notre Dame et de Saint-Jean-Baptiste.
Les premiers religieux firent profession le jour de Noël 1121. Leur règle et leur vie étaient d’une très grande austérité, mais peu à peu la règle perdit de ses rigueurs et une réforme de l’Ordre devient nécessaire au XVIIe siècle. Elle se fit en 1618 par les soins du Révérend Père LAIRUELZ, Abbé de Pont-à-Mousson.


Une Verrerie

Les bâtiments de l’Abbaye dont les religieux avaient été dépouillés au moment de la Révolution devinrent en 1795 la propriété du Sieur GAGNON qui l’acheta avec toutes ses dépendances, terres, bois, étangs.

L’acquéreur était obligé vis à vis de l’État d’y établir au moins pendant dix ans, une verrerie et une fabrique de salpêtre et de potasse. Son premier soin fut d’arracher les ferrements des constructions, les plombs des toitures, les grilles en fer des cours et des jardins, etc... Il réalisa ainsi immédiatement une somme importante et la vente d’une partie des bois lui permit de couvrir la totalité du prix de l’acquisition.

L’Abbaye fut ensuite cédée à MM. DESMOULINS et MORENVAL qui la revendirent le 10 septembre 1802 à M. DEVIOLAINE.

Les fils de ce dernier, après avoir ajouté en 1830, à la fabrication des bouteilles, celles des verres à vitres et un peu plus tard celle des glaces, transportèrent en 1843 leurs établissements à VAUXROT, près de Soissons, et vendirent à l’administration des Glaces de SAINT-GOBAIN, l’Abbaye de PRÉMONTRÉ alors inoccupée.

Un Orphelinat

Mgr de GARSIGNIES, Évêque de SOISSONS, l’acheta en 1855 pour y créer un orphelinat agricole destiné aux enfants pauvres du nord de la France. Il fit restaurer une partie des bâtiments et, dès le 17 octobre de la même année, il y installa un grand nombre d’orphelins sous les soins des Sœurs de la Sagesse de Saint-Laurent de Sèvres et de cinq religieux de l’Ordre de PRÉMONTRÉ.

Les ressources du nouvel orphelinat ne furent pas suffisantes et après la mort de Mgr de GARSIGNIES survenue en 1860, son successeur Mgr CHRISTOPHE, désespérant de pouvoir continuer l’œuvre commencée, dut renvoyer les orphelins au mois de juillet 1861 et céder l’Abbaye au Département en 1862.

Un établissement de santé

En 1862, l’abbaye fut vendue au Département. Le Conseil Général de l’Aisne décida d’y installer un hôpital psychiatrique en 1867 pour répondre aux dispositions de la loi sur les aliénations mentales alors en vigueur.

 

L'usine, c'était Schwartz-Hautmont, une usine métallurgique


 

En 1919, Albert Schwartz (1861-1930), ingénieur des Arts et Métiers, ainsi que Lyon Lévy (1862-1940), ingénieur civil, associent à leur entreprise de construction métallique Schwartz, Meurer et Bergeotte, les Forges et Fonderies d’Hautmont. Nouvellement dénommée Ateliers de construction Schwartz-Hautmont, la société se spécialise dans l’industrie d’art, de construction de serres et de châssis. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, l’entreprise développe plusieurs filiales, dont celle des composants et assemblages Schwartz-Hautmont (CASH). Malgré la diversification de ses activités, l’entreprise est liquidée en 1977.

D'autres entreprises se sont succédé dans les locaux délaissés. Parmi elles, Alcan, Sitraco, et en dernier lieu, Rinaldi Structal.


 FOREST

A proximité de cette usine, s'est créée récemment une petite entreprise de construction de véhicules de loisirs. La production est modeste : 5 véhicules par mois.

L'Aisne nouvelle du 22 novembre 2022

Souhaitons que cet atelier devienne une usine, une vraie.

mercredi 23 novembre 2022

38, rue Saint-Jean


 Madame Mercier, Marie de son prénom, la crémière de la rue Saint-Jean au numéro 38, c'est la sosa 23 sur l'arbre généalogique de mes enfants.

Veuve, elle vivait avec ses enfants au-dessus de son commerce. Elle aurait également vécu au 36 de la même rue. C'était dans les années 1910.

 

Le 38 de la rue Saint-Jean - Google street - 2020

En 2020, il n'y a plus d'accès correspondant au numéro 36, qui a disparu.



mardi 22 novembre 2022

Sources de la Somme

La Somme, fleuve de 245 km de long, prend sa source à Fonsomme dans l'Aisne pour se jeter dans la Manche entre Saint-Valery-sur-Somme et Le Crotoy. 

Les Romains l'appelaient Samara, reprenant ainsi des termes gaulois : samo (tranquille) et ar (rivière ou vallée). Il est vrai que son cours est la plupart du temps extrêmement paisible.

 

Quelques cartes postales anciennes












 




lundi 21 novembre 2022

Rigole

 

La Rigole du Noirieux est un canal d'alimentation en eau du canal de Saint-Quentin dans le département de l'Aisne.

La rigole part de Lesquielles-Saint-Germain pour rejoindre le canal de Saint-Quentin à Lesdins.

Voici 3 photos prises par l'occupant en 1941.

Elles sont prises près d'Essigny-le-Petit, près des sources de la Somme qui seront à l'ordre du jour demain.

 






Des lieux que vous avez parcourus par tous temps pendant vos jeunes années, n'est-ce pas Hélène, Nicolas et Charlotte.



samedi 19 novembre 2022

Q comme ... bas du dos

Juste quelques petites anecdotes relevées dans un quotidien.

Aurez vous la chance (familièrement aurez-vous du ...bas du dos) de trouver un de vos aïeux pris dans une querelle de voisinage, ou tomber cul par dessus tête pour avoir abuser de verres bus cul sec.

Est-ce une chance d'ailleurs ? 

 

En tenue d'Adam plutôt qu'en tenue d'Ève pour montrer son bas du dos et sans doute son bas du ventre.





Était-il sur le bas du dos dans la rue ? Risque-t-on une plainte des autorités de ce pays ?


Et encore une histoire de c.. !




vendredi 18 novembre 2022

Poule réquisitionnée

 Non, il ne s'agit ni d'une épouse, ni d'une maîtresse, ni d'une femme facile ni d'une prostituée dont le synonyme populaire est poule, dit le Larousse.

Ni même de la poule aux œufs d'or.

Non, il s'agit tout simplement d'une poule, d'une poule toute simple, de celles qu'on élève pour leur chair et pour leurs œufs.

Et pourtant, elle fut réquisitionnée par les Allemands pendant la 1ère Guerre mondiale. Réquisitionnée comme des centaines de milliers de ses congénères pour finir dans les casseroles de l'occupant.

Archives départementales de l'Aisne

Cette poule a été réquisitionnée le 5 décembre 1916 et a fait l'objet le jour même d'une attestation officielle de Monsieur Pierre Lesage, maire de la commune. Ce document est conservé aux Archives départementales de l'Aisne dans le dossier "Dommages de guerre" de la commune d'Essigny-le-Petit.

Anecdotique certes, mais on trouve dans ces dossiers de dommages de guerre des inventaires décrivant le contenu de maisons particulières, de bâtiments publics, de terrains boisés, de bâtiments industriels, agricoles, commerciaux...

Pour en revenir à la poule, voici le descriptif de la cuisine de Monsieur et Madame Eucher Petit-Dubois de Fonsomme. Du moins un extrait.

Archives départementales de l'Aisne
 

Une cinquantaine de lignes composent la totalité de l'inventaire de leur cuisine. Du poêle avec ses tuyaux à la douzaine de cuillers à café. 

Un document intéressant pour évaluer le train de vie, la richesse, l'aisance, la pauvreté d'une famille.

Merci à Maryse Trannois qui a photographié ces documents aux archives.