Alors que je m'étonne que Nicolas Laurent BERTHE ait quitté son village pour Saint-Brieuc, soit environ 500 km, Élise du site de généalogie Auprès de nos Racines publie un article sur les déplacements longs de ses ancêtres. Je me permets de reproduire cet article :
"Avant de commencer notre généalogie, on imagine souvent qu’autrefois, les gens ne se déplaçaient pas beaucoup.
On imagine des gens qui étaient très sédentaires et qui ne s’éloignaient jamais bien loin de leur village natal.
Puis,
le jour où on se met rechercher nos ancêtres et à retrouver leur
histoire, on se rend compte qu’ils étaient régulièrement amenés à
quitter leur village et que les déplacements importants étaient plus
fréquents qu’on ne l’imaginait.
Par exemple, l’un de mes ancêtres, Antoine Gagnère, est né en 1727 dans les monts du Forez, près de Saint-Etienne.
En
1750, il s’est marié dans un village proche de Caudebec en Caux, en
Normandie. Il a donc parcouru près de 600 km entre son village natal et
le village où il passé le reste de sa vie.
Je
n’ai pas trouvé les raisons exactes de ce déplacement, mais il est
probable qu’il soit venu en Normandie en tant que scieur de long (métier
courant dans le Forez à cette époque).
Un autre déplacement impressionnant dans ma généalogie, c’est celui de mes ancêtres autrichiens, les trois frères Perbal.
En
effet, ils ont quitté leur village natal en Autriche pour venir
travailler à Boismont dans le nord de la Lorraine, suite à la Guerre de
30 ans.
Ils
avaient alors entre 15 et 20 ans. Ils sont ainsi venus faire leur vie
dans une région dont ils ne parlaient pas la langue, en laissant
derrière eux leurs parents et leurs frères et sœurs.
Enfin, il y a mon ancêtre Thérèse Depuydt, qui a quitté les Flandres pour rejoindre la Normandie, suite à son mariage.
Elle a ainsi dû effectuer un trajet de plus de 230 km avec son mari et son fils âgé de quelques mois seulement.
Et vous aussi, vous avez peut-être déjà découvert des ancêtres qui ont effectué de grands déplacements.
Toutes ces migrations sont particulièrement impressionnantes, vu la lenteur des moyens de transport de l’époque.
Sachant
que les déplacements se faisaient généralement à pied, il leur fallait
souvent plusieurs semaines pour faire ces voyages.
Dans
le cas de mon ancêtre Thérèse Depuydt, son trajet entre les Flandres et
la Normandie prendrait aujourd’hui environ 50 heures… à condition de
marcher d’un bon pas.
Pour le trajet de près de 600 km de mes ancêtres du Forez, il faut compter 120 heures de marche.
Bien sûr, tout cela, c’est avec des bonnes chaussures, sur des routes en bon état et en prenant le chemin le plus direct.
Mais,
le plus impressionnant, c’est qu’ils acceptaient de partir dans
l’inconnu en laissant tout derrière eux, sans connaître ni le lieu de
destination, ni le chemin.
Ils
décidaient de partir pour une nouvelle région en acceptant qu’il n’y
aurait peut-être jamais de retour, et qu’ils ne reverraient certainement
jamais leur famille.
Et
c’est aussi là un des apports de la généalogie : de découvrir les
parcours de nos ancêtres et la vie qu’ils ont menée, et de réfléchir aux
choix qu’ils ont eu à faire.
A bientôt,
Elise"

Qui suis-je
Je
partage mes conseils de généalogie depuis 2012 sur mon site de
généalogie "Auprès de nos Racines", lu chaque mois par plus de 15 000
généalogistes.
En 2016, je me suis établie comme généalogiste professionnelle.
Je
crée également des formations généalogiques en ligne pour aider les
généalogistes à retrouver leurs ancêtres en utilisant : le cadastre, les
actes notariés, les archives militaires, etc.
Elise LENOBLE
Généalogiste professionnelle
elise@aupresdenosracines.com