lundi 31 décembre 2018

Ciry-Salsogne

Ce village du Soissonnais revient par 3 fois dans l'histoire familiale : Cartier, Fortier et Bleuze.

Cartier. Avec Jean-Denis, Marie-Ève,  Méry, Fanny et Cyril.

Bleuze. Charles (votre sosa 10) intoxiqué par les gaz pendant le premier conflit mondial.
Il est alors adjudant au à la compagnie 6/1 du 9ème régiment du génie depuis le 16 avril 1918.

"Intoxiqué par gaz le 10 août 1918 à Ciry-Salsogne" indique son feuillet dans le registre matricule.

Cette intoxication par les gaz a-t-elle eu lieu le 10 août 1918 ou bien le 8 ; le 10 correspondant à son passage au poste de secours de Serches.

Il était peut-être dans ou à proximité de cette creute entre Ciry et Serches qui saute le 8 août et faisait alors partie des 20 blessés conduits au poste de secours de Serches le 10 août, comme pourrait le laisser penser des informations recueillies sur le site de A. Lebègue.


Voici le récit des opérations sur Serches et Ciry-Salsogne du 6 au 10 août 1918 par A. Lebègue. Votre arrière-grand père l'a échappé belle.

 Mardi 06 août
Le 2e CC Patinier de la 1ère batterie du 25e RAC est blessé, six chevaux tués à l’échelon. Harcèlement réciproque.
A 20h30, une opération appuyée par l'artillerie permet la prise de la gare et de la ferme au nord du village par une section de la 2e Cie du 68e RI et une section du 54e RI. Un blessé. Il est fait un prisonnier, lui-même blessé. Un poste mixte est installé à la gare.
Violents tirs de harcèlement allemands durant la nuit.
Le 3e bataillon du 67e RI a ses lignes avancées à la voie ferrée entre la Demi-Lune et le carrefour nord-est de Vasseny. Une Cie est en soutien sur les pentes à l'est de Salsogne.
La section 6/1 du 9e Génie vient occuper la creute route de Serches.
Mercredi 07 août
Le soir, l'ennemi veut reprendre la gare mais, arrêté par nos feux, il se venge par un tir d'obus à ypérite. Nos reconnaissances au-delà de la voie ferrée reçoivent des feux de mitrailleuses venant de 300m environ au nord-est de la gare et lisière sud du parc du moulin.
Dans la soirée, la 1ère Batterie du 25e RAC quitte St Jean pour le Pavillon.
Jeudi 08 août
Nombreux tirs d’artillerie de harcèlement. Le Cne Clerault remplace le chef d’escadron Capdevieille dans le commandement du groupe d’artillerie.
A 19h00, le Bataillon Decourbe est envoyé au repos à Serches.
A 22h30, la creute route de Serches, occupée par la section 6/1 du 9e Génie et trois sections du 54e RI, saute. Cette creute avait été visitée par des officiers des sections 6/1 et 6/51 et des dispositifs suspects avaient été retirés. Organisation des premiers secours par la 6/51.
-Pertes: -Section 6/1: -2 officiers blessés (Ltt Grandemange et S/Ltt Langroguet)
                                     -15 hommes tués
                                     -32 hommes blessés
                                     -78 hommes disparus
               -54 RI: - 1 officier disparu
                           -61 hommes disparus
Le soldat Charyo André est un des survivants.
Témoignage d'un soldat du 54è RI:
   "La région est à peu près vide de ses habitants; les Allemands ont opéré des destructions et miné ou ypérité les creutes qui pouvaient nous servir d'abris. C'est ainsi que deux jours après notre arrivée, l'église de Ciry-Salsogne saute en même temps que la rue qui la borde. Le 8, une creute occupée par trois sections de la 2è Compagnie et un détachement de la 6è Compagnie du 1er Génie saute et ensevelit une partie de ses occupants (dont le Cne Champlon, adjudant-major du 1er Bataillon)".
Vendredi 09 août
Le 54e RI occupe le front de Sermoise à Salsogne.
2e Bataillon à gauche, 1er à droite et le 3e en réserve dans le ravin de Serches.
Déblaiement de la creute par la 6/51. Visite des creutes, caves et maisons par mesure de précaution.
Plusieurs patrouilles sont faites dans la nuit sur les rives de la Vesle, vers le moulin de Quincampoix et au nord de la gare. Elles reçoivent des coups de feu, des rafales de mitrailleuses et quelques grenades venant des emplacements connus.
Samedi 10 août
Visite des caves du village pour rechercher d'éventuelles mines. La creute est murée.
Dans la nuit du 10 au 11 août 1918, la 11e Cie du 67e RI relève la 5e Cie du 54e RI à Salsogne. Une des patrouilles du 67e RI rencontre un fort groupe ennemi entre la Vesle et la voie ferrée et engage le combat; il y a deux tués.
L'artillerie ennemie est assez active.




Fortier. Denis Alphonse (frère de Lucie Georgette, votre sosa 13) y habitait lorsqu'il est mort pour la France le 16 avril 1917 sur le Chemin des Dames à la ferme du Choléra.


Né à Bonneuil-sur-Oise (Oise), il habitait Villers-Cotterêts en 1899 lors de son inscription sur le registre matricule. Le 12 juin 1907, il est déclaré comme domicilié à Ciry-Salsogne.

Durant le conflit, il a combattu au sein du 267ème Régiment d'Infanterie à compter du 9 décembre 1914 jusqu'à ce qu'il soit tué à l'ennemi le 16 avril 1917, le premier jour de l'offensive Nivelle qui fit 30 000 morts et 100 000 blessés en 10 jours.
Le 16 avril 1917, son régiment subit de lourdes pertes : 5 officiers tués,  20 officiers blessés, 87 hommes de troupe tués, 488 blessés et 91 disparus.

Son nom figure sur sur la plaque commémorative de la mairie, sur celle de la place, sur le monument commémoratif de l'église de Ciry-Salsogne et sur le monument aux Morts de Villers-Cotterêts.

Il a été inhumé au cimetière militaire français de Pontavert dans la sépulture individuelle n° 2664.

Cimetière français
Route départementale D925
02160 PONTAVERT
Coordonnées GPS du cimetière : 3° 48' 34.345" E / 49° 24' 17.939" N


vendredi 21 décembre 2018

Zoo

Amiens, Lille ou Maubeuge sont les zoos (parcs animaliers) les plus proches en attendant les prochains animaux du parc d'Isle de Saint-Quentin.

Il y a plus de trente ans, il y avait un zoo à une demi-heure de voiture, celui de Vendeuil. Il fermait ses portes il y a trente ans maintenant.

L'Aisne nouvelle du 20 décembre 2018

dimanche 16 décembre 2018

L'an 1515 : sosa 32000

L'arbre de Jean-Marc DELASSAUX m'a permis de remonter au temps de François Ier, roi de France de 1515 à 1547.

Jusqu'à une année connue de tous les Français :
" 1515
-Marignan ! " répondent (répondaient) en chœur tous les élèves.

1515 est l'année probable de naissance de Pierre GOBLED, le sosa 32000 d'Hélène, Nicolas et Charlotte soit 15 générations en passant par "Mamy Chambry".


Bien sûr, tout cela est à vérifier en retrouvant des documents qui justifient cette ascendance.

Pierre GOBLED habitait Rainsars, village (moins de 200 habitants en 2015)  dont il a été le mayeur (équivalent de maire) de 1548 à 1561.

Rainsars est situé entre Belgique et Aisne à une petite dizaine de km d'Avesnes-sur-Helpe.





vendredi 14 décembre 2018

Les 140 et quelques noms de famille de l'arbre des Brazier-Cartier

L'arbre se complète tout doucement. Le logicel Généanet établit au fur et à mesure les noms de famille rencontrés. Sur cette liste, une centaine de noms correspondent à des ascendants directs, les autres sont des "cousins".
Le nombre qui suit chaque patronyme indique le nombre de personnes portant ce patronyme, mais vous l'aviez sans doute compris.

ALAGNOUX (1), ANCELIN (2), AUDIN (16), AUSSET (1), AUTREBON (1)
BAIL (1), BALIEUX (1), BARBIER (1), BARCELO (1), BAUDUIN (1), BEAUFORT (4), BEAURAIN (1), BERTHE (1), BERTRAND (1), BÉCRET (1), BLEUZE (12), BLIN (1), BOINET (2), BOUCHER (1), BOURGEOIS (6), BOURGOGNE ou DE BOURGOGNE (1), BOUTRY (5), BRANCOURT (1), BRAZIER (27), BUISSART (2)
CAHANNIER (4), CARAMELLE (1), CARLIER (2), CARRÉ (2), CARTIER (21), CATTAIN (2), CAUDRY (1), CERTAIN (6), CHÉRON (1), CLAUSE/CLAISSE (1), CLEUET (1), COLLACHE (2), COURCY (1), COURTOIS (1), COUVREUR (1), CUVILLIER (1)
DAVID (2), DEBARLE (2), DEBEAUVOIS (2), DEHOVE (13), DELETTRE (1), DELVIGNE (2), DELVINCOURT (2), DESCAMPS (2), DEULLIN (1), DOUVRY (2), DRUEL (DRUELLE] (1), DUBOIS (7), DUCLERC (2), DUFRENNE (2), DUJON (3), DUMONT (1), DURIN (1)
ÉVRARD (4)
FLAMANT (4), FONTAINE (3), FORTIER (6), FOUCART (1), FRISON (2), FROMENT (1)
GALLOIS (1), GASSER (2), GATIN (1), GILLOT (2), GILQUIN (2), GOBLED (2), GOLIER (3), GORLIN (2), GROUSELLE (2), GRUSON (1), GUENET (1), GUINET (1),
HARMSWORTH (7), HENNON (1), HERMANT (1), HÉCART (2), HÉNOCQUE (3), HORSLEY (1)
JACQUETEL (1)
LABRICQ (2), LAMBERT (2), LAMOTTE (2), LANGLOIS (3), LE GROS (1), LEBRUN (1), LECLERCQ (1), LEFÈVRE (1), LEFRANC (4), LHOTE (4), LHOTTE (1), LIÉNARD (7), LOUVION (1), LUZIN (2)
MAGNIER (2), MARÉCHAL (2), MARIÉ (3), MATHIEU (1), MERCIER (16), MESSIASSE (1), MOITY (2), MOREAU (1), MORET (1), MUGUET (1)
NICODÈME (6)
OBJOIS (1)
PANNIER (1), PANTENIER (1), PARIS (1), PARMENTIER (3), PELLETIER (1), PESTEL (1), PÉTROT (1), PICARD (1)
QUICHE (4)
RÉGNIER (1), RICHARD (1), RIGAL (1), ROBY (1), ROUSSEAU (1)
SANDRAS (3), SUEUR (1)
TARDIEUX (5), TASSIN (3), TAVEAU (1), TIERCELET (6), TOUPRY (1), TURLIN (2), TURQUIN (1)
VARRY (1), VÉRET (2), VIÉVILLE (4), VIGNOL (1), VITE (2)
WALLET (2), WATTIAUX (1), WAUTIER (2), WILLOT (1)
ZORZAN (1)

mardi 4 décembre 2018

Paul Doumer

Son buste ouvre les Promenades à Anizy-le-Château, une allée piétonne qui nous conduisait jusqu'à l'école des garçons, puis au collège ou chez Tantine ou bien encore au Jeu de Paume. Tant de souvenirs....

Face au buste de Paul Doumer, la rue des frères Doumer en hommage à 4 de ses fils morts pour la France au cours de la 1ère Guerre mondiale.

Ce buste fait l'objet d'une cache du jeu Geocaching


Salut les Géocacheurs !
Allez-vous trouver cette cache ?
Ceci est la question que vous vous posez !



Mais avant de chercher et de faire le calcul, voici l'histoire du buste et de son personnage : Paul Doumer.
Joseph Athanase Paul Doumer, né le 22 mars 1857 à Aurillac (Cantal) et mort assassiné le 7 mai 1932 à Paris, est un homme d'État français, président de la République française de 1931 à sa mort, en 1932, durant la IIIe République.

Membre du Parti radical, ministre des Finances à trois reprises, puis président du Sénat, la carrière de Paul Doumer fut récompensée par son élection à la présidence de la République, en 1931 ; il est cependant assassiné moins d'un an après son investiture, en 1932, par un jeune émigré russe, Paul Gorgulov.
Paul Doumer a sa place à Anizy-le-Château car il a été député de l’Aisne et conseiller général du canton d'Anizy-le-Château de 1903 à 1931.
Bonjour les géocacheurs, les énigmes qui suivent vont vous aider à trouver les coordonnées de cette cache.

Elle sont en rapport, bien sûr, avec la vie de Paul Doumer et … les mathématiques.
Bons calculs !!!
 
Nord 49° A . B 
Est 003° C . D

Enigme A : Les 2 derniers chiffres de l’année précédant l’élection de Paul Doumer à la Présidence de la République.
Enigme B : Le carré du nombre formé des deux derniers chiffres du code postal du village où se trouve la cache.
Enigme C : Le produit de la fonction de notre personnage par sa République.
Enigme D : La différence entre son âge lors de son assassinat et son 2ème prénom.

A la recherche du domicile du couple des Mercier-Tiercelet à Laon en 1886, j'ai parcouru des dizaines de pages de la liste nominative du recensement de la population, je suis tombé sur le domicile laonnois de Paul Doumer : le 7 de la place de la Préfecture.

 Paul Doumer possédait également une maison bourgeoise à Anizy, maison que l'on trouve facilement en carte postale. 
 

vendredi 23 novembre 2018

Elles et ils ont habité Laon

Elles et ils ont habité Laon... mais où ?

De la rue du Bois de Breuil à la rue des Chenizelles en passant par la rue Ernest-Lavisse ou la rue des Cordeliers, de nombreux aïeux, ......ont vécu ou résidé à Laon.

Un, une ou des Bleuze, Cartier, Mercier, Tiercelet, Brazier, Gasser, Ségard, Perchery et d'autres sans doute ont eu au moins une adresse laonnoise voire deux ou trois....



Les recensements de la population et leurs listes nominatives permettent de suivre leurs différentes adresses à intervalles de 5 ans, avec les archives départementales qui conservent ces registres de 1818 à 1936.

Quelques milliers de pages à consulter, pas toujours en bon état de conservation. Heureusement, elles sont toutes en ligne.
A quoi ressemblaient leurs domiciles ? Où se situaient-ils quand la rue ou l'immeuble ont disparu ? Où travaillaient-ils ?

C'est aussi des recherches à faire dans "Histoire des rues et des maisons de Laon" par Maxime de Sars publié en 1932 et réédité en 1994.
Des photos actuelles de ces maisons à réaliser, sans doute de belles promenades sur le plateau, dans le quartier de la gare, dans la cité des cheminots.
Des cartes postales anciennes, des photos familiales,...
Des plans cadastraux de 1808 et 1845 (en ligne sur le site des archives départementales), des plans anciens pour les situer.

Et comme toujours dans ce blog, sans ordre ni logique....

mercredi 21 novembre 2018

Juskou ?

Pour quelques branches de vos ascendants, j'ai pu remonter sur 12 ou 13 générations avec l'aide des travaux de généalogistes amateurs.

D'ailleurs, il y a quelques temps, je vous parlais d'un Hubert Brazier qui vivait au temps de Henri IV mais....

Tiré de la page Facebook du Cercle généalogique de l'Aisne


samedi 17 novembre 2018

De Paris à Maubeuge

Vous avez passé votre jeunesse à Essigny-le-Petit, village desservi autrefois par la ligne de chemin de fer qui relie Paris à Maubeuge.

Sachez que les 300 et quelques ascendants actuellement retrouvés habitaient entre Paris et Maubeuge.

samedi 10 novembre 2018

Le 38 rue Saint-Jean à Laon

Le samedi 27 octobre 2018 : plusieurs des petits-enfants de Charles et Marguerite BLEUZE se retrouvent à Anizy pour les obsèques de "Tantine", c'est-à-dire, Jeanine, la dernière des filles du couple Bleuze.

Lors des conversations autour d'un café, après les obsèques, on parle famille et généalogie.

Dans mes recherches, je bloque sur une des sœurs de maman, Marie-Thérèse dite "Tante Mimi", la plus âgée,  qui ne porte pas le même nom. Secret de famille ?

Je pose la question qui me turlupine depuis que j'ai vu la plaque d'identité de son vélo, il y a plus de cinquante ans : Marie-Thérèse CARRÉ. Qui a osé demander le pourquoi du comment ou qui savait ?

La réponse vient de mes sœurs, sans doute, plus curieuses que moi.

En attendant d'avoir une copie son acte de naissance, j'effectue quelques recherches sur Laon, où notre  "tante Mimi" est née, notamment sur les différents dénombrements de la population (recensements).

En 1921, notre grand-mère Marguerite, qui avait alors 27 ans, vivait avec sa fille, chez sa mère à Laon au 38 rue Saint-Jean.


Elles sont 5 à vivre dans un des deux logements de ce 38 rue Saint-Jean où notre arrière-grand-mère tenait un commerce comme fruitière.


Dans le dénombrement précédent de 1911, notre grand-mère, sa sœur et sa mère vivaient au 36 rue Saint-Jean où notre arrière-grand-mère était crémière.

Crémière ? Fruitière ? Fruitière, marchande de fruits ou fromagère ?

Un flacon de verre indique qu'elle tient une crêmerie au 38, rue Saint-Jean.

Collection jphb

dimanche 4 novembre 2018

27 juillet 1950 : un drame effroyable


Extrait du journal 'L'Aisne Nouvelle du 29 juillet 1950 - Médiathèque Guy de Maupassant de Saint-Quentin




















jeudi 1 novembre 2018

A midi, il est 5 heures

De vendémiaire à fructidor en passant par nivôse ou floréal, le calendrier révolutionnaire ou républicain fleure bon la vie à la campagne. Fruits, légumes, animaux, outils agricoles remplacent les traditionnels saints et saintes du calendrier grégorien.
Ce calendrier républicain sur lequel le blog reviendra peut-être a été appliqué un peu plus de 12 ans.

Parmi les actes de naissance des aïeux d'Hélène, Nicolas et Charlotte, celui-ci contient d'autres curiosités que le calendrier républicain


Ce jourd'hui primidi onzième jour de Nivôse l'an 3ème de la République française une et indivisible à sept heures républicaines a été apporté au lieu public servant aux séances de la commune de Chézy-sur-Ourcq (ex dénomination en-Orxois)...

... de nous présenter cet enfant dans les dix heures décimales ... 

ou bien, pour reprendre, les terminologies précédentes ou actuelles:

Le mercredi 31 décembre 1794, à 16 heures 48 minutes a été apporté au lieu public servant aux séances du conseil de Chézy-en-Orxois...

... de nous présenter cet enfant dans les 24 heures...

Durant la 1ère République fut également introduit le temps décimal ou temps républicain :

Le jour, de minuit à minuit, est divisé en dix parties ou heures, chaque partie en dix autres, ainsi de suite jusqu’à la plus petite portion mesurable de la durée. La centième partie de l'heure est appelée minute décimale ; la centième partie de la minute est appelée seconde décimale.


mardi 30 octobre 2018

Anizy-le-Grand ! ? ! ? ! ?

J'ai lu, il y a quelques jours, qu'à l'occasion d'une fusion de communes, le nouveau nom des communes associées d'Anizy-le-Château, Faucoucourt et Lizy allait être Anizy-le-Grand. 

Je ne sais pas ce qui a présidé au choix de ce nom mais quelle médiocrité de choix chez les élus !
Pourquoi effacer ce château, marque de l'histoire alors que la communauté de communes se targue d'une "Picardie des Châteaux" un peu grandiloquente, pompeuse.

S'il fallait oublier le château d'Anizy, pourquoi ne pas reprendre le nom révolutionnaire d'Anisy-la-Rivière (mais en gardant le "z") ? Ou bien encore Anizy-l'Ailette puisque cette rivière passe par Anizy et collecte les eaux provenant des terroirs de Faucoucourt et Lizy.

Et surtout, pourquoi cette fusion "petit bras" ? Pourquoi pas de fusion avec Pinon ou avec d'autres communes comme Wissignicourt qui n'a guère d'autres solutions de mutualisation. Les élus ont sans doute leurs raisons.

dimanche 28 octobre 2018

La fin de l'été

L'été a joué les prolongations jusqu'à ces derniers jours.
Conséquence : le blog est en sommeil depuis plusieurs mois au profit d'activités de plein air.
Et, court-circuitant l'automne, l'hiver voudrait déjà s'installer.

Et puis les archives départementales sont fermées jusque début décembre pour déménagement et la médiathèque de Saint-Quentin vient seulement de rouvrir après une fermeture d'1 an pour rénovation.

Vous me direz qu'il y a des archives en ligne. Bien sûr, mais on est tellement bien dehors et, pour sûr, je trouve un plaisir non dissimulé à tourner les feuilles des journaux et les pages des livres.

Alors, avec ce "mauvais" temps, je vais réveiller les différents blogs  :
  • "L'arbre des Brazier-Cartier, aïeuls et aïeux, d'ici et d'ailleurs", à destination des Brazier-Cartier et alliés
  • "le journal de guerre de Bernard Mazé"
  • "Essigny-le-Petit, naguère et jadis, parfois aujourd'hui"

et compléter l'arbre généalogique de mes enfants qui comporte environ 300 aïeux dont certains ont vécu au temps d'Henri III, un roi moins connu que son successeur, cousin et beau-frère, Henri IV qui, comme lui, fut assassiné.

dimanche 18 mars 2018

Barons depuis1939

La dignité de baron accordée à la famille Harmsworth est récente puisqu'elle date de 1939 comme mentionné dans les documents de l'article précédent.

C'est dans la Gazette de Londres (*) qu'est publié l'avis officiel conférant la dignité d'une baronnie à la famille Harmsworth





https://www.thegazette.co.uk/London/issue/34596/page/856

La traduction de Google :

Le Roi a été heureux, par des lettres patentes sous le Grand Sceau du Royaume (**), portant la date du 4ème instant, de conférer la dignité d'une Baronnie du Royaume-Uni à Cecil Bisshopp Harmsworth, Esq., et les héritiers mâles de son corps légalement engendré, par le nom, le style et le titre de BARON HARMSWORTH, d'Egham dans le comté de Surrey.

Une traduction retravaillée :

4° - il a plu au Roi, par lettres patentes portant le Grand sceau du Royaume, de conférer la dignité d'une baronnie à  Cecil Bisshopp Harmsworth, Esq., et à ses descendants légitimes mâles avec le titre de BARON HARMSWORTH, d'Egham dans le comté de Surrey

Qui était Cecil Bisshopp Harmsworth pour avoir mérité la dignité de Baron ? Qu'a-t-il fait ?



(*)  The London Gazette (La Gazette de Londres) est le plus vieux journal britannique existant. Publié pour la première fois le 7 novembre 1665, la Gazette a depuis paru sans discontinuer. Cette publication est le journal officiel du Royaume-Uni. (Wikipedia)

(**) Le grand sceau (Great Seal of the Realm) est fixé aux documents d'état qui requièrent l'approbation du monarque pour que les recommandations du gouvernement puissent être mises en œuvre. Selon l'usage actuel, un sceau de cire vert foncé est appliqué aux lettres patentes qui élèvent des personnalités à la pairie. (Wikipedia)

jeudi 15 mars 2018

Le baron

Après un colonel dans la famille, voici un baron...

Et il ne s'agit pas d'un sobriquet mais d'un véritable baron...
De plus il est anglais.

Il s'agit de Thomas Harold Raymond Harmsworth, 3rd Baron Harmsworth.

Vous ne pourrez pas vous réclamer du titre de baron car ce n'est pas un de vos aïeuls, mais un cousin.
Et pas besoin de remonter à Guillaume le Conquérant ou à la guerre de Cent Ans pour identifier ce cousinage car Thomas Harold Raymond Harmsworth, 3rd Baron Harmsworth est un contemporain né en 1939.

Du côté Brazier, du côté Bleuze, du côté Cartier ou du côté Audin ?

Gagné si vous avez pensé Audin !

C'est du côté du colonel qu'il faut chercher. Il eut au moins  une fille Hélène Marie qui épousa le 15 juin 1935 Hon. (*) Éric Beauchamp Northcliff Harmsworth, fils de Cecil Bisshopp Harmsworth 1st Baron Harmsworth et de Emilie Alberta Maffett.

(*) Hon. pour The Honourable :  Cette appellation est utilisée devant le nom de certains membres de l'aristocratie britannique.



 

Jeanne Audin et le 3rd Baron Harmsworth ont des arrière-grands-parents communs : Raimond Joseph Dehove et Adolphie Marcelline Caudry, son épouse.

C'est sur ce site que j'ai trouvé un lien avec cette famille aristocratique anglaise.

Pas trop difficile à traduire

Sur un autre document en anglais, on découvre la lignée des Barons Harmsworth et l'identité des probables 4th et 5th barons, petit-fils et arrière-petit-fils d'Hélène Marie Dehove.

en.wikipedia.org/wiki/Baron_Harmsworth

Le blog reviendra sur cette union Harmsworth-Dehove prochainement.


lundi 12 mars 2018

Le colonel

Mamie Chambry (sosa7) évoquait parfois son grand-oncle, le colonel Dehove.



Raimond Joseph, père du colonel et arrière-grand-père de Jeanne était instituteur à Fourmies à la naissance de ses enfants Laure, qui sera sage-femme, et de Jules, le futur colonel.

 La copie de l'acte de naissance dressée par la mairie de Fourmies.




Raimond Joseph et son épouse Adolphie Marcelline Caudry auraient eu 15 enfants selon les recherches menées par un amateur de généalogie. Ce nombre est quand même rarement atteint même si les naissances et les décès infantiles sont nombreux aux siècles précédents.

La descendance de Raimond et Adolphie selon jacquescaudry

Alors une visite aux tables décennales de la ville de Fourmies s'impose puisque le couple s'y est marié, qu'au moins deux de ses enfants y sont nés et que l'époux y serait décédé.

Je découvre 8 naissances au patronyme de Dehove sur une quinzaine d'années. Les registres, consultés ensuite, me permettent de les attribuer à Adolphie, épouse de Raimond. Je rejoins presque en cela les recherches menées par marieb4 qui dénombre une fratrie de 7.

Il se peut que les époux Dehove-Caudry aient eu d'autres enfants.

Les dates de naissance des 8 enfants que j'ai retrouvés ont été recopiées des actes d'état-civil numérisés en ligne aux archives du Nord et sont donc certaines sauf erreur de recopie de ma part.
Les dates de décès n'ont pas encore été toutes trouvées et/ou vérifiées.


 Toujours vérifier et se relire.

Au fait, Raimond (ou Raymond), le père est-il né le 7 novembre, comme je l'indique, ou le 8 comme le note jacquescaudry. 


Il faut bien relire l'acte :  il commence par la date de la comparution du déclarant (ici le père) devant l'officier d'état-civil puis se poursuit par les éléments propres à la naissance et s'achève par le nom des témoins.

Donc pour cet acte :
date de déclaration : l'an mil huit cent dix-neuf le huit novembre à dix heures du matin.
date de naissance : né le sept novembre à quatre heures du soir.

L'ordre de ces 3 éléments varie au fil des époques. Y faire attention pour établir l'exacte date de l'évènement.




samedi 10 mars 2018

Les éclés

Pendant deux ou trois bonnes décennies (de 1958 à ....) les EEDF (éclaireuses et éclaireurs de France) ont occupé les jeudis, puis les mercredis mais aussi les samedis, les weekends et les vacances des Cartier puis des Brazier et des Cartier.

En ce 10 mars, en voici 3 que vous reconnaîtrez sans doute.

Dont une qui fête son anniversaire aujourd'hui 10 mars.



Impossible de dater et de situer ce camp éclé,..... pour l'instant.

vendredi 9 mars 2018

Les arrière-arrière-arrière-grands parents d'Hélène, Nicolas et Charlotte

Chacun a théoriquement 32 quadrisaïeules et quadrisaïeuls (6ème génération).

Hélène, Nicolas et Charlotte n'en ont que 31 puisque l'un de leur trisaïeul est un enfant naturel dont le père n'est pas dénommé.

On a donc 31 noms de famille différents : Ancelin, Audin, Bertrand, Bleuze, Bourgeois, Boutry, Brazier, Cahannier, Cartier, Caudry, Dehove, Descamps, Dujon, Évrard, Flamant, Fontaine, Fortier, Hénocque, Langlois, Lhôte,  Liénard, Louvion, Marié, Mercier, Nicodème, Sandras, Tassin, Tiercelet, Turlin, Viéville, Wallet. 

Pour ces 31 aïeux nés entre 1816 et 1848, sous les règnes de Louis XVIII, de Charles X ou de Louis-Philippe 1er, j'ai pu retrouver sur les sites des archives départementales de l'Aisne, de l'Oise et du Nord et du Pas-de-Calais, l'ensemble des actes de naissance.

Pas-de-Calais : Arras

Oise : Bonneuil-en-Valois (3 naissances), Chèvreville

Nord : Dompierre-sur-Helpe, Flaumont-Waudrechies (2 naissances), Fourmies, Haut-Lieu et Sémeries

Aisne :  Anizy-le-Château (2 naissances), Audigny, Beauvois-en-Vermandois (3 naissances), Bucy-le-Long, Chéry-les-Pouilly, Chézy-en-Orxois (2 naissances), Gandelu (2naissances), La Neuville-Housset, Landricourt, Laon, Mont d'Origny, Nouvion-le-Comte, Vermand, Villers-les-Guise, Wissignicourt. 

Fond de carte : Géoportail


mardi 6 mars 2018

L'an 1610

L'an 1610, c'est une année dont tous les écoliers français ont entendu parler.
A cette époque- là vivaient Hubert Brazier et Radegonde Builly, parmi les plus anciens de vos aïeux connus.

Pour mieux comprendre ce que fut leur vie, il est important de se rapprocher du contexte de ce début du XVIIème siècle, il y  a 400 ans.

Ce que nous avons retenu du règne du bon roi Henri : "Soldats, ralliez-vous à mon panache blanc !", Sully, la poule au pot du dimanche et son assassinat par Ravaillac.


En fin de compte, il faut aussi savoir qu'Henri IV était plutôt impopulaire, que la peste poursuivait ses ravages, que Marie de Médicis dilapidait l'argent du royaume.

L'excellent livre "Contexte" de Thierry Sabot guide chrono-thématique vous permet de situer un village, une famille, un personnage ou un événement dans son contexte historique et généalogique aux Éditions Thisa.

Petit clin d'oeil : Ravaillac, régicide, était instituteur (maître d'école, enseignant le catéchisme à quatre-vingts enfants) et son père secrétaire de mairie ( secrétaire greffier du maire d'Angoulême).

dimanche 4 mars 2018

Un grand bond dans le passé

J'ai donc pris contact  avec Jean-Marc PHIILPS par un courriel auquel il a répondu le jour même.
Voici notre 1er échange le 21 février

Moi :
Bonjour Monsieur,
A la recherche de l'histoire de mes aïeux, j'ai découvert le site internet de la commune et la revue trimestrielle Ch'rytournelle.
Je suis donc venu à la bibliothèque ce samedi et j'ai rencontré Madame Cerisier qui m'a conseillé d'entrer en contact avec vous.
Pour me situer dans la famille Brazier, je suis le petit-fils de René  né en 1890 à Chéry, dernier enfant de Jean-Baptiste et de Émilie Flamant.

Certes, il est un peu ardu de s'y retrouver entre tous ces Brazier de Chiry mais j'aimerais en savoir un peu plus que n'en disent les registres d'état-civil. Je suis certain que la revue que vous rédigez pourrait m'aider à retracer les mandats d'élus de mes aïeux, les fermes qu'ils ont exploitées, l'activité agricole de Chéry,....  . Malheureusement la bibliothèque ne détient pas les anciens numéros et je n'ai donc pu en consulter (et acquérir) que quelques numéros récents.
La mairie détient-elle d'autres numéros de la revue ?
En parcourant le registre d'état-civil pour l'année 1877, (année du deuxième des 3 mariages de Jean-Baptiste), je me suis aperçu qu'il n'était pas fait mention des maire et adjoint : Louis Brazier, maire en 1876 n'est plus que 1er conseiller municipal, Lambert n'est plus adjoint mais 2ème conseiller municipal. En 1878, c'est Jean-Baptiste qui est mentionné comme maire.
Que s'est-il passé cette année là dans la municipalité ?
Je me permets de joindre à ce courriel un portrait de Jean-Baptiste BRAZIER pris vers 1920 ainsi que des liens vers un blog en cours de mise en page mais non encore divulgué où il est question dans quelques articles des Brazier de Chéry-les-Pouilly.


https://larbrebraziercartier.blogspot.fr/2018/02/des-elus.html
https://larbrebraziercartier.blogspot.fr/2018/02/6-brazier-ont-signe-lacte-de-mariage.html
https://larbrebraziercartier.blogspot.fr/2018/02/jean-baptiste-brazier.html



Vous remerciant par avance des renseignements que vous pourriez m'apporter, je vous adresse mon cordial salut.

La réponse de Jean-Marc PHILIPS
Bonsoir monsieur Brazier,
et merci pour cette photo de Jean-Baptiste Brazier qui manquait à ma collection de portraits des maires de Chéry ; je m'étais rapproché d'autres membre de la grande famille Brazier pour en avoir une... sans succès... et là, elle m'arrive sans chercher. Merci.
Je vous envoie une généalogie ascendante qui ne vous apprendra probablement rien, mais cela me permet de faire un essai d'envoi à partir du logiciel sur lequel sont inscrits tous les habitants de Chéry. Si j'ai bien compris vos explications, vous seriez le frère de Catherine Marguerite Germaine épouse Bridou, née le 16 juin 1952 à Pinon (et dont je ne saurais vous expliquer la présence ici... j'y inscris toutes les personnes qui prennent contact avec moi et il y a plus de vingt ans que je "renseigne" ce logiciel...)
Concernant le journal, presque tous les numéros sont encore disponibles.
Pour vos autres questions, j'y regarde et je reviens vers vous.
Vous noterez que la date et le lieu du décès de JBB ne sont pas notés... si vous les connaissez, je suis preneur.
Voilà pour une première réponse, histoire d'accuser réception de votre message.
Bien à vous
Jean-Marc Philips


La généalogie ascendante que m'envoie Jean-Marc Philips me permet un bond dans le passé de plusieurs générations.

vendredi 2 mars 2018

Célestin BRAZIER : "Je jure fidélité au Roi des Français"

1841 : changement de maire à Chéry-le-Pouilly : le maire en place depuis 1831, Louis Amable VIÉVILLE prend sa retraite de fermier et s'installe à Couvron (un village voisin). C'est Célestin BRAZIER (sosa 64), propriétaire, qui est nommé à ce poste par le préfet le 18 juin 1841. il a alors 58 ans et avait déjà été maire de 1812 à 1815.

5 jours plus tard, le 23 juin, le nouvel édile prête serment devant le conseil municipal après que celui-ci l'a reconnu et installé comme maire. "Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume."

S'en suit immédiatement, la remise du sceau de la municipalité, des papiers, livres, registres relatifs à l'administration municipale ainsi que le mobilier appartenant à la commune consistant en une armoire fermant à clef et un coffre dans lequel sont déposés les objets dont il est parlé plus haut.

D'après Ch'rytournelle, le journal trimestriel de Chéry-les-Pouilly n° 94 du 1er avril 2017.

Étonnant : Une armoire et un coffre pour tout mobilier appartenant à la commune pour un village de 762 habitants au recensement de cette année-là. Y avait-il déjà une construction à usage de mairie à cette époque-là d'ailleurs ?

mercredi 28 février 2018

Ch'rytournelle

Plusieurs générations de Brazier sont nées à Chéry-les-Pouilly et pour illustrer ce blog, rien ne vaut, dans un premier temps, d'aller sur la toile pour un aperçu sur ce village.

Et là, de découvrir le site officiel de cette commune du Laonnois....



Et le journal trimestriel du village, "Ch'rytournelle" dont la maxime est "Entendre hier pour éclairer demain"....

Moins d'une semaine plus tard, direction la bibliothèque municipale de Ch'ry pour consulter cette revue et y tirer quelques renseignements sur le aïeux Brazier et l'histoire du village à l'époque.

Nous sommes chaleureusement accueillis par l'ancienne directrice de l'école, fondatrice de la bibliothèque, Madame Cerisier qui a connu et connaît quelques-un des descendants Brazier. Nous faisons l'acquisition des quelques numéros de la revue en vente sur place (2 € le numéro).

Madame Cerisier nous conseille de prendre contact avec Monsieur Jean-Marc Philips, ancien maire, le fondateur et l'âme de cette revue depuis 1993, et avec la mairie. Rencontrer l'historien du village, découvrir les autres numéros de cette riche documentation sur Chéry où "l'hier enrichit l'aujourd'hui." Sans doute, pourra-t-il me situer la ou les fermes où ont habité les ascendants Brazier. Alors un tour du village s'imposera.



Le numéro du 1er janvier 2018 porte le numéro 97. L'ultime numéro portera le numéro 100, le 1er octobre 2018. Dommage.


lundi 26 février 2018

Les mariés étaient en noir


Nous sommes presque 100 ans en arrière.
C'est le 10 août 1919 à Maubeuge (Nord) que Jean Baptiste dit Paul AUDIN (sosa 14) épouse Léonie Victoria NICODÈME (sosa 15).



Jean Baptiste dit Paul est né le 25 janvier 1887 à Beauvois-en-Vermandois, fils de Jean Baptiste, journalier, âgé de 27 ans, et de Marthe Marie Berthe DESCAMPS, journalière, âgée de 23 ans. Paul est décédé le 23 février 1960 à La Longueville (Nord).

Léonie Victoria NICODÈME est née le 28 février 1890 à Maubeuge (Nord), fille d'Isidore Joseph, tourneur sur bois, âgé de 32 ans, et de Laure DEHOVE, âgée de 30 ans. Léonie est décédée le 28 janvier 1959 à La Longueville (Nord).



Note : Les mentions de mariage, de décès, etc. en marge des actes de naissance sont plus récentes que la rédaction initiale du code civil.
Et on a notamment :

la célébration du mariage 
A  reporter en marge des actes de naissance des époux depuis 1897 (loi du 17 août, art. 76 du code civil). 

l'acte de décès 
Depuis l'ordonnance du 29 mars 1945, "il sera fait mention du décès en marge de l'acte de naissance de la personne décédée".






samedi 24 février 2018

Blanche Audin, victime civile, Morte pour la France (3)

La transcription de l'acte de décès en mairie de Bouvincourt-en-Vermandois indique que Blanche n'est pas décédée dans cette commune mais à Péronne (Somme), lieudit "le Quinconce".
Alors , Blanche n'est pas décédée chez elle ?


Non. Ce lieudit "le Quinconce", c'est où dans Péronne ? Est-ce un hameau ?
Une indication est donnée dans l'identité du déclarant, économe de l'hospice de Péronne, domicilié au lieudit "le Quinconce". Elle est donc, fort probablement, décédée en milieu hospitalier suite aux blessures qu'elle a subies dans l'incendie de son domicile.

Note  : L'indication "clinique, hospice, hôpital, maternité,..." n'est pas indiquée sur les actes d'état-civil. Ne figure que l'adresse de l'établissement (1, rue Michel de l'Hospital, pour le centre hospitalier de Saint-Quentin, 24 rue de Guise pour l'ancienne maternité Saint-François à Saint-Quentin). Toutefois, l'indication du déclarant et surtout de sa profession (économe de ...., agent des services hospitaliers au ..., etc.) permet d'identifier le lieu du décès.

Nouvelle question : quand a-t-elle été blessée ? le même jour, la veille, l'avant-veille,....

Les deux articles de presse publiés précédemment ne donnent pas tout à fait la même version : "dans sa maison incendiée suite à un bombardement" pour l'un, "dans l'incendie de sa maison suite au largage d'un réservoir vide par l'aviation américaine". Des deux versions qu'elle est la bonne ?

Contacter sa fille ? Retrouver des articles de presse de 1944 ? Chercher dans les récits de guerre, dans les monographies locales ? dans son dossier aux archives du ministère des anciens combattants ? Encore des pistes à suivre !