mercredi 1 novembre 2023

Mariage : une dispense pour affinité spirituelle

 Si deux futurs époux ont une affinité spirituelle, il leur est interdit de s'épouser. Il leur faut une dispense qu'accorde Monseigneur l'Évêque du lieu.

En l'an mil sept cent cinquante-huit, le vingt-sixième jour du mois de juin, votre aïeul François DUCLERC (sosa 388) s'apprête à épouser en seconde noce Marie Anne DOUCHY (sosa 389) en l'église de Chézy-en-Orxois.

Précédemment à la cérémonie nuptiale, les époux ont dû présenter une dispense pour affinité spirituelle contractée pendant le précédent mariage de l'époux, veuf de Marie Anne BUSIGNY.

 

... sans qu'il se soit trouvé aucune opposition ou empêchement excepté celui d'affinité spirituelle contracté entre les parties pendant le premier mariage dudit François Duclerc,...

 Que se cache-t-il derrière cette affinité spirituelle contractée entre un homme marié et une demoiselle mineure ? On pourrait penser à mal. L'Église utilise-t-elle une litote, un euphémisme pour couvrir une relation hors mariage qui lui déplaît ?

J'avais déjà rencontré des dispenses pour consanguinité entre les futurs époux mais jamais d'affinité spirituelle.

D'autres amateurs de généalogie ont éclairé ma lanterne : il y a affinité spirituelle entre un parrain et sa filleule, une marraine et son filleul, un parrain ou une marraine et la mère ou le père de sa filleule ou de son filleul.

mercredi 17 mai 2023

Le Monsieur Histoire locale

 Le cousin Michel est de nouveau à l'honneur avec ses collègues de l'association historique locale.

"Des Américaines à Anizy et ses environs" :une expo à ne pas  manquer.

Jusqu'au 28 juin aux heures d'ouverture de la médiathèque.

  • Mardi : 09h - 12h / 14h - 18h
  • Mercredi : 09h - 12h / 14h - 18h
  • Jeudi : 14h - 18h
  • Vendredi : 09h - 12h / 14h - 18h
  • Samedi : 09h30 - 12h30 / 13h - 16h30

7 bis rue de l'Aigle Noir - Anizy-le-Château


dimanche 7 mai 2023

Américaines et Américains à Anizy

L'association de sauvegarde du patrimoine historique de Pinon et environs présidée par notre cousin Michel prépare une expo sur le rôle des Américaines et des Américains dans la reconstruction au lendemain de la 1ère guerre mondiale

L'Union du samedi 6 mai 2023.

Une période qu'ont vécue nos grands-parents qui avaient alors entre 20 et 30 ans (vos sosas 8, 9, 10 et 11) et qui habitaient alors Anizy.

Article de presse de 1923

 

Pour moi, aux alentours de 1960, les Américaines et les Américains, c'est Anne Morgan et le dispensaire, ses infirmières, ses 2 CV, en haut de la rue Carnot.




 

C'est aussi quelques familles américaines résidant dans la commune avec le passage du bus scolaire typique des bus américains mais surtout les passages fréquents à basse altitude des avions de la base militaire américaine de Laon-Couvron.

samedi 1 avril 2023

Raymond Louis CARTIER

 En novembre 2021, j'écrivais un article intitulé "G comme La Grandière" où il était question de Raymond CARTIER.

Pour votre grand-mère (sosa 7), il était décédé dans le Pacifique vers 1942.

J'avais glané d'autres renseignements exposés dans l'article cité plus haut mais aucun sur les liens familiaux entre ces deux cousins.

La mise en ligne par les archives départementales de l'Aisne de registres plus récents m'a permis de consulter le registre de l'état-civil de Chézy-en-Orxois. Bien sûr, j'aurais pu faire la demande à la mairie dès 2021 mais je ne voulais pas trop surcharger le travail des secrétaires de mairie déjà bien occupés. 

Son acte de naissance

J'ai donc maintenant sous les yeux la page du registre :


Je place tout mon petit monde dans l'arbre généalogique familial sur Généanet. J'en profite pour ajouter quelques autres des cousins Cartier. Et là, je suis loin d'avoir fini ; Pépère (sosa 6) avait 8 frères et sœurs, son père (sosa 12) en avait 11.

Voici un condensé de l'arbre

Raymond et Denis sont bien cousins et même cousins germains.

Le monument aux Morts de Chouy :

Sur Généanet figure le monument aux Morts de cette commune, où il habitait sans doute à son départ sous les drapeaux. 


Photo de elianedieu sur Généanet

Une plaque mémorielle a été ajoutée pour les morts de la 2nde Guerre mondiale.

Photo de elianedieu sur Généanet

 








dimanche 26 mars 2023

Pabert, le papi Albert de Christiane

 

Franck publie le journal de guerre de son arrière-arrière-grand-père, qui vivait dans l'Aisne

À 48 ans, Franck Le Cars publie le journal de Pabert, son arrière-arrière-grand-père. Il y raconte la vie à Étreux pendant la première guerre mondiale.

"Je suis son arrière arrière petit fils" , lance Franck Le Cars. Professeur d’histoire à Montpellier, Franck a voulu publier un document de famille inédit : le journal de son arrière-arrière-grand-père, Albert Denisse, surnommé Pabert. "Le journal a été retrouvé, il y a une vingtaine d’années, dans un carton d’objets de famille dans les Pyrénées" , explique Franck Le Cars. La situation sanitaire actuelle, a permis à Franck de travailler sur la relecture et le déchiffrage de ce document, "C’est écrit en tout petit et en sténo, c’était dur à relire" , témoigne-t-il.

Pabert était brasseur à Étreux, en Thiérache. Au moment de la grande guerre, il avait 48 ans, trop vieux pour y participer. Dans son journal, il raconte les 1530 jours d’Occupation allemande, « la guerre commence, il écrit un journal, à la base, pour ses enfants« , souligne Franck.

Les allemands, voulant réduire le nombre de brasseries, ont provoqué une « guerre des brasseurs ». La concurrence était devenue très forte et très violente.

Dans son journal, Albert y écrit la vie civile et la psychologie pendant la guerre, "Ça montre également comment les femmes l’ont vécue. Il y a eu une grande mortalité féminine."

Pabert voulait mettre l’accent sur ce que vivaient les habitants et raconter la dureté de la première guerre mondiale.

À la fin de son journal, Albert explique l’arrivée d’un virus meurtrier : la grippe espagnole, racontant le port du masque et le confinement. Ce que vit aujourd’hui son arrière-arrière-petit-fils.

Tiré de "On teste pour vous en Picardie"

Que vient faire Pabert dans votre généalogie ?
 
C'est cette vieille dame qui fait le lien.
 

 
 Du côté Brazier et plus précisément d'ailleurs, du côté Bleuze.
 
Entre l'arrière-arrière-grand-père et l'arrière-arrière-petit-fils, il y a la grand-mère de l'un, petite-fille de l'autre. C'est cette dame âgée de 98 ans.

Il n'y a pas de lien familial mais une affinité spirituelle entre cette dame Christiane Cateloy-Godet et Odile, votre tante. La première est la marraine de la seconde. En fait la petite-fille de Pabert est une amie de votre grand-mère d'Anizy.

C'est en ajoutant l'identité des parrains et marraines connus que j'ai découvert le livre que j'ai acheté depuis.
 
Odile a pris contact avec le petit-fils de sa marraine. A-t-elle téléphoné à sa marraine depuis ?
 
La généalogie aura-t-elle permis les "retrouvailles" entre filleule et marraine ?
 
 
 
 
 
 

Mamie Chambry en juillet ou en août 1922

 Mamie Chambry, P'tite mamie, Mamie grand-mère...

Il s'agit d'une de vos grands-mères. Maternelle pour Cécile, Hélène, Nicolas, Charlotte, Joseph. Paternelle pour Méry, Fanny et Cyril.

Elle avait 11 mois sur la photo.




samedi 11 février 2023

Michel à la recherche du passé de Pinon

L'Union du 11/02/2023

 Les commerces disparus ou transformés étaient le thème de la dernière manifestation co-organisée par l'association présidée par Michel avec les randonneurs pour  le Téléthon.

Je me souviens de quelques commerces des années 60-70 : sur la place, la boucherie Hénault, un peu plus loin, la boulangerie Pillot, dans la rue de l'usine, la pharmacie et la poste, le café-taxi face à la maison natale de Cath et Odile. Et enfin, du côté du canal, le coiffeur, Vidoni, le marchand de vélos et le café-tabac-articles de pêche. Ceux-là, ce sont ceux où j'allais.

Les autres, j'en ai un vague souvenir, sur la place et autour du rond-point, une autre boulangerie, une épicerie, un hôtel-retaurant (?) face à la gare.

lundi 23 janvier 2023

Un certain CERTAIN, maire de Chézy-en-Orxois

Feuilleter la presse ancienne est un de mes passe-temps, à la recherche de tout et de rien. Feuilleter en ligne, feuilleter en vrai, feuilleter en microfilms,...

Hier, je tombe par hasard sur un journal du département en ligne sur gallica.bnf.fr,  un hebdomadaire : "L'Éclaireur de l'Aisne" dont 104 numéros sont en ligne ; du 9 février 1902 au 30 avril 1905.

 


 Alors je feuillette..

Et dans le numéro 4 du 2 mars 1902, je jette un coup d’œil sur une liste qui concerne une "assurance contre la moralité du bétail". 


J'y vois un nom de maire, puis un 2ème, puis un 3ème... Hop, une copie d'écran pour compléter plus tard la base des maires de l'Aisne de Généalogie-Aisne. Je parcours la liste entière et je m'arrête sur cette ligne


 Des Certain à Chézy-en-Orxois, j'en ai dans l'arbre des Brazier-Cartier. Ce Victor Certain, agriculteur, maire de Chézy-en-Orxois, est-ce un aïeul, un grand-oncle, un parent éloigné, un parent par alliance ?

J'ai bien un Victor Certain dans la parentèle de mon arbre ; Victor Émile, cultivateur, beau-père d'une sœur de Denis, votre grand-père. Il est le père de Raoul Victor Henri, époux de Lucienne Eugénie Cartier.

Sur Geneanet, je découvre un  second Victor Émile, père du précédent, agriculteur également. Mais cela ne me dit toujours pas si l'un des deux a été maire de Chézy ?

La base des maires de Généalogie-Aisne n'indique que Certain, maire en 1900. 

Un petit tour dans les archives de cette commune sud-axonaise me permettra-t-il de savoir ? Direction les archives départementales, en ligne, bien sûr.

Et elles sont particulièrement riches pour la période qui nous intéresse, la fin du XIXème et le début du XXème siècle ; les registres des délibérations, les registres d'état-civil sont en ligne. Avec ces deux collections, je devrais pouvoir trouver un lien entre le Victor, élu et le Victor Émile de l'arbre

On commence par quoi ? les registres d'état-civil. Je pourrai au moins compléter l'arbre des Brazier-Cartier.

De 2 générations de Certain


je passe à 5

Je n'ai pas vérifié tous les actes correspondants, j'ai uniquement consulté les actes de la période ou Victor Certain était maire, soit un peu avant et un peu après le passage au XXème siècle.

Je m'aperçois alors que les prénoms de l'édile sont Victor Émile. Tiens donc ! Une nouvelle coïncidence ou un indice certain qu'il s'agit de la même personne.

Les deux Victor Émile, le père et le fils, ont eu l'occasion de signer les registres d'état-civil, soit comme maire, soit comme déclarant, soit comme témoin.

Le fils signe E. Certain.

Signature du maire à gauche, du fils à droite

 Donc le maire, c'est le père. Ou pas, d'ailleurs. Ça ne suffit toujours pas.

Néanmoins, on avance. Victor Émile, le maire, n'intervient pas comme officier de l'état-civil quand il s'agit d'un membre de la famille de Victor Émile que ce soit le père ou le fils. Il laisse le soin à son adjoint ou à un conseiller municipal d'officier.


 

Ce faisceau d'indices concordants m'incite à considérer qu'il n'y a pas de 3ème Victor Émile aux alentours d l'année 1900.

Victor Émile n'est pas un de vos aïeux mais le grand-père du beau-frère de votre grand-père.

Cela mériterait bien un petit arbre pour mieux comprendre. 


 

Je reviendrai sur le mandat de l'édile dans un prochain article.


Sources 

  • Divers arbres généalogiques : geneanet.org
  • Registres d'état-civil de Chézy-en-Orxois  - archives.aisne.fr
  • Registres des délibérations du conseil municipal de Chézy-en-Orxois : archives.aisne.fr
  • L'Éclaireur de l'Aisne : gallica.bnf.fr




dimanche 15 janvier 2023

Rue La Fayette à Fargniers

A l'heure de la retraite, il nous a fallu chercher un logement. Entre Saint-Quentinois, Laonnois et Thiérache.Pourquoi ? sans doute pour ne pas nous éloigner de la famille.

Le choix s'est porté sur un petit pavillon dans la rue La Fayette à Fargniers. Pourquoi ?

Quelques photos et cartes de la rue La Fayette.

La carte de Cassini du XVIIIème siècle

La rue La Fayette se trouve approximativement sur les i et e de Prieuré.

La carte de l'état-major vers 1850

La rue La Fayette se trouve au pied du F de Fargniers

La plus ancienne photo aérienne daterait de 1919 


La ville a été complètement rasée. Il ne restait qu'une maison debout à Fargniers à la fin de la guerre.La future rue La Fayette est figurée par la flèche.


Vers 1944

Toujours aucune habitation dans la rue La Fayette en 1944. Des cultures d'un côté, un verger de l'autre.

Les années 1950 - 1960


L'ancienne ferme, la tour des pompiers à droite, le château d'eau à gauche et la rue La Fayette qui "coupe" la photo en son milieu.

1962

Les maisons côté pair sont construites. Côté impair, ne sont bâties que les maisons numérotées 1, 3 et 5.

La rue La Fayette à l'arrière-plan.


2020


Un nouveau lotissement va se construire au nord (haut de la photo)